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Halim, ce jeune franco-algérien qui veut faire avancer son pays

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Halim, ce jeune franco-algérien qui veut faire avancer son pays

Message par Admin le Mar 30 Juil - 23:03


Certains partent, d’autres rentrent. Entre le sud et le nord de la Méditerranée, le mouvement de migration n’est plus à sens unique. Depuis plusieurs années, les Franco-Algériens sont de plus en plus nombreux à venir s’installer dans la patrie de leurs parents. Halim, un jeune entrepreneur de 31 ans, a choisi de construire sa vie sur la terre de ses ancêtres, à Oran.

Une formation internationale


Halim est un enfant du Sud. Du sud de la France où il a passé toutes ses années de jeunesse, mais aussi du sud de la Méditerranée. Ses parents, tous deux d’origine algérienne, sont en effet venus s’installer dans la ville de Carcassonne, à 80 km de Toulouse, où ils ont élevés leurs trois fils. Sa mère, assistante de vie, et son père, maçon, revenaient régulièrement en Algérie avec leurs enfants. « Quand j’étais jeune, on y retournait presque tous les ans », se souvient Halim. De son enfance jusqu’à son installation en Algérie, le jeune entrepreneur n’a ainsi jamais perdu les liens qui l’unissaient au pays de ses parents.

Assez tôt, Halim commence à cultiver son indépendance et sa capacité d’adaptation. A 17 ans, il quitte le domicile familial pour venir s’installer à Toulouse où il réalise des études de commerce. A peine sorti de son école de commerce, l’ambitieux jeune homme a des projets d’évasion. Et il fait tout pour les mettre en œuvre. Lui qui ne voit pas son avenir en France, essaie de trouver du travail à l’étranger. « Formation, diplômes… Je dois tout à la France mais, depuis le début, je savais que je ne voulais pas m’y implanter définitivement », explique-t-il. « A la fin de mes études, mon idée initiale était de venir en Algérie pour y effectuer VIE (Volontariat international en entreprise, ndlr), mais finalement ça s’est annulé au dernier moment ». Halim se rabat alors sur son plan B, le Maroc. En 2005, il se retrouve à Casablanca où il est chargé de l’ouverture de la filiale marocaine d’un groupe de PME françaises spécialisées dans la santé. Il reste deux ans dans le royaume chérifien avant de s’envoler vers l’Australie. Changement de décor et changement de domaine. Il intègre pendant un an l’entreprise australienne « Photon » et se spécialise ainsi dans le marketing en ligne. « Après trois ans de vadrouille, je suis revenu un moment en France pour me rapprocher de ma famille », raconte Halim. Il travaille alors à Paris comme consultant en ressources humaines pour un groupe anglo-saxon avant de rejoindre, deux ans plus tard, la multinationale française Veolia.

Le retour au pays

Quatre années passées en France, c’était presque trop long pour Halim. Le jeune homme a de nouveau des envies de partir. Il a aussi des envies d’entreprendre. « J’ai toujours voulu créer ma société », explique-t-il, « et puis en tant que Franco-algérien, je me suis toujours dit qu’en France l’ascenseur social pouvait rester bloqué à un niveau et ne plus progresser ». Monter sa propre entreprise lui est donc apparu comme une nécessité. A Paris, il avait déjà créé un cabinet de recrutement avec des amis, mais ce qui l’intéressait vraiment c’était de s’implanter dans son pays d’origine. « L’Algérie a toujours été un objectif », affirme le trentenaire.

Halim, dont les parents viennent de l’ouest du pays, a choisi la ville d’Oran pour s’installer et monter ses premiers projets algériens. Grande mais pas trop, la ville portuaire dispose selon Halim de la « taille idéale ». Il ne se voyait pas s’établir à Alger : « Je n’ai pas quitté Paris pour m’installer dans une autre capitale », précise-t-il en souriant, « en plus Oran commence à exploser économiquement ! ». Et c’est pour participer à ce développement que Halim crée une première société d’import/export dans le domaine du prêt à porter. Le processus est un peu long et laborieux entre la compréhension de la législation et l’obtention des autorisations. Huit à neuf mois s’écoulent entre la naissance de l’idée et sa réalisation concrète. C’est finalement en avril 2012 que le jeune entrepreneur ouvre son premier magasin, un show room pour grossistes, qui présente vêtements et chaussures de marques telles que Zara, Bershka et Mango. Un peu plus d’un an plus tard une deuxième boutique, de vente au détail cette fois-ci, est en cours d’ouverture.

Mais Halim ne souhaite pas se limiter à l’import/export. Après les vêtements, il se lance dans la restauration. Avec deux amis, également Franco-Algériens, il crée un fast-food chic version « diner » américain. L’objectif est de mettre sur pied un concept qui n’existe pas encore à Oran, alliant divertissement et cadre familial. Le pari est plutôt réussi : avec son sol en damier noir et blanc, ses banquettes en cuir rouge et ses affiches vintage au mur, « Danny's Diner » ressemble bien plus à un décor de série américaine qu’à un restaurant algérien typique.


Le restaurant « Danny’s Dinner » de Halim et ses associés à Oran


« Mon but n’est pas de faire de l’argent facile mais de faire avancer mon pays »

L’installation de Halim en Algérie ne se limite pas à des considérations économiques. « Mon but n’est pas de faire de l’argent facile mais de faire avancer mon pays », tient à préciser le jeune homme assis sur une des banquettes rouges de son restaurant. La famille et le cadre de vie sont les deux autres facteurs déterminants de son retour au pays. « Je me suis mariée avec une Algérienne », raconte-t-il, « sa famille et ses amis sont tous à Sidi Bel Abbes et à Oran ». Sa femme l’a suivi à Paris pendant quelques années, mais c’était important pour elle de retrouver ses proches en Algérie. Lui-même a pu se rapprocher de ses oncles et tantes qui vivent dans l’ouest du pays. Il a aussi pris le temps de se poser et de créer un foyer avec sa compagne et leur fils qui est aujourd’hui âgé de 16 mois.

Le soleil, la mer, un territoire en pleine expansion et aux possibilités multiples : Oran est une ville qui faisait rêver Halim. Outre la proximité avec la famille, le jeune père de famille était à la recherche d’une meilleure qualité de vie. « Avant j’avais une vie de fou, je ne m’arrêtais jamais, je ne faisais que travailler. En Algérie, je voyais les gens rentrer chez eux à 18 heures maximum, je voulais faire la même chose ! », s’exclame-t-il. « Mais finalement, je ne m’arrête jamais de travailler à cette heure-là. Il y a trop de projets à faire », ajoute-t-il en riant. Ouverture d’une franchise pour son restaurant, création d’une nouvelle entreprise… Avec tous les projets en cours, Halim n’est pas encore prêt de rentrer tôt chez lui le soir.

Maïna F. – Photos Collectif Makkouk

Source: Algérie Focus
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